Vous avez sans doute déjà croisé quelques articles (sérieux) sur le phénomène du cosy mystery, qui s’interrogent, en filigrane, sur ce genre jugé « léger ». Comme si cela suffisait pour le définir.
Oui, il est léger. Mais, personnellement, je préfère parler de « beau », dans son sens originel – ou philosophique (rassurez-vous, je ne vais pas vous une dissertation.)
Le « beau » n’est pas seulement ce qui est agréable à regarder. Il participe à rendre le monde plus doux, plus agréable à vivre. Je pourrais même dire que, dans ce sens, le « beau » n’est pas forcément “beau”. Il peut être, en lui-même, imparfait, voire banal, voire pas beau du tout. Son rôle est ailleurs : rendre ce qui l’entoure plus harmonieux.
On retrouve ce « beau » dans les arts, dans l’architecture… et, plus largement, dans tout ce que l’être humain construit. En dehors de cette capacité à rendre le monde plus vivable, il n’a pas vraiment d’autre fonction. Certains – esprits chagrins – pourraient même le juger inutile.
Le « beau » n’est pas non plus réservé à une élite, ni à une démarche purement intellectuelle. Il n’appartient pas à ceux qui décident de ce qui est “beau” ou non. Il se ressent, simplement. Il se vit et surtout il est expression.
Dire que le cosy mystery participe à rendre le monde plus beau est peut-être, à première vue, un peu présomptueux. Alors, restons modestes : parlons plutôt de notre environnement proche.
Lire du cosy mystery ne se résume pas à “passer un bon moment”, presque coupable, comme si le sombre était plus intelligent. C’est aussi une manière d’atténuer le laid, d’apaiser ce qui pèse, de retrouver un équilibre.
Et si cela aide, en plus, à garder le moral… c’est déjà beaucoup, non ?
Alors, lisez !


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