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Lucie Frauenberg est l’héroïne principale de la série « Meurtres Cousus Main » .
Sans vouloir dévoiler toute la série, dont Bâti et Déconfiture est le premier livre qui va bientôt sortir (en mai 2026), je souhaite dans cet article vous la présenter en quelques lignes.
Lucie a repris la mercerie familiale suite au départ à la retraite de sa mère Yvonne. Elle aspire, en réalité, à une vie paisible qu’elle partage entre ses clientes, les leçons de couture et son appartement un peu trop grand pour elle. Dans Bâti et déconfiture, elle souhaite monter une affaire de décoratrice d’intérieur.
La bonne quarantaine, Lucie est typiquement une femme « sans histoire ». Elle a des goûts simples, des préoccupations des femmes de sa génération, … Elle est issus d’un bon milieu, fille unique, … En somme, elle n’a rien d’extraordinaire.
Je n’ai pas voulu faire de Lucie une sorte de super-héroine munie d’un paquet de qualités qu’un être humain normalement constitué ne pourrait supporter.
Si je devais la qualifier, je dirais qu’elle est « normale » – terriblement normal.
Elle a juste un excellent sens de l’observation et une aptitude à analyser les faits. Ce que l’on appelle de l’intuition. Et encore ! Il lui arrive de se tromper.
J’ai souhaité respecter la règle numéro 1 du Cosy Mystery : l’enquêteur ou l’enquêtrice est non seulement un « amateur » mais un individu normal. C’est d’ailleurs toute la difficulté : rendre attratif l’histoire d’une femme normale qui enquête au sujet de crimes (eux, pas normaux du tout).
Elle a une relation particulière aux objets et aux lieux, à leurs histoires. Une sorte de souci du détail, si vous préférez … Contrairement à ce que font beaucoup d’auteurs et d’autrices, je n’ai pas créé une héroïne à mon image et même en l’idéalisant !
Elle aime faire du vélo – ce que je déteste faire. Elle sait parfaitement coudre (alors que je suis moyenne), ne sait pas tricoter (moi si) et a la main verte (ce qui n’est pas du tout mon cas). Elle n’a pas d’animal de compagnie (j’ai un chat). Donc n’espérez pas de longs monologues avec un poisson rouge. Elle boit du thé, du café, … n’a pas d’allergie et/ou de problèmes de santé particulier (rassurez-vous, moi aussi).
Elle sera, bien entendu, moins figée qu’une Miss Marple. Déjà, elle est plus jeune et ne sait pas tricoter. Cela aide !
Au fil des livres, Lucie évoluera. Vous découvrirez un peu plus sur son passé dans le 2ème roman, comme sur sa famille dans le 3ème roman.
Peut-être aussi découvrirez vous qu’elle est moins « normale » qu’elle ne le paraît … mais cela est une autre histoire …
Pour en savoir plus sur comment j’ai créé le personnage de Lucie Frauenberg, n’hésitez pas à vous abonner ! Un article est à paraître qui vous sera spécialement réservés.


Dans un cosy mystery, tout est visible.
Les personnages parlent, les indices sont là, les scènes s’enchaînent… et pourtant, l’essentiel passe souvent inaperçu.
Non pas parce qu’il est caché. Mais parce qu’il est trop bien intégré.
Lorsque j’écris, je ne cherche pas à dissimuler un indice derrière un rideau. Au contraire, je le pose là, au milieu du décor. Je le rends banal. Presque insignifiant.
Un mot, une habitude, une incohérence légère… quelque chose qui ne dérange pas assez pour alerter.
Et c’est précisément là que tout se joue.
Dans Bâti et déconfiture, comme dans les romans qui suivront, ce ne sont pas les grandes révélations qui comptent. Ce sont les petits décalages. Ceux que l’on remarque… puis que l’on oublie.
Lucie, elle, ne les oublie pas.
Elle observe. Elle assemble. Elle doute. Là où d’autres avancent vite, elle s’attarde. Là où tout semble logique, elle sent que quelque chose résiste.
Ce n’est pas une enquêtrice au sens classique. Elle ne poursuit pas. Elle ne traque pas. Elle regarde. Et parfois, cela suffit.
Alors non, il n’y a pas toujours besoin d’un indice spectaculaire pour comprendre une intrigue. Parfois, il suffit d’un détail… placé au bon endroit.
Et si ce détail vous a échappé à la première lecture, rassurez-vous : c’est normal. C’est même prévu.
La vraie question est ailleurs.
L’avez-vous remarqué… sans encore savoir pourquoi il comptait ?


Le Cosy Mystery, sous genre du roman policier, a gagné ses lettres de noblesses avec Agatha Christie, reine du crime incontestée, grâce à ses intrigues bien ficelées. J’ai choisi ce genre pour de nombreuses raisons, mais avant toute chose : de quoi parlons-nous ?
Ce qui distingue les romans de Cosy Mystery des autres romans du genre policier est :
« Meurtres Cousus main » est complètement dans la lignée du cosy mystery, par son ambiance sympathique : une ville de province (qui existe), une mercerie agréable, un duo d’enquêteurs, des personnages secondaires récurrents … Tout semble possible lorsque l’on commence une telle série.
J’ai souhaité respecter une des règles de Agatha Christie : le fair play avec les lectrices et les lecteurs. Je ne sors pas de coupables du chapeau ou d’indices de dernière minute pour complexifier inutilement une intrigue…. ou parce que je ne sais pas atterrir sur mes deux pieds … Cela m’oblige à monter des intrigues solides et cohérentes. Le jeu est d’abord pour moi avant d’être celui des lectrices et des lecteurs !
J’ai choisi d’installer la Mercerie des Duchesses à notre époque. Lucie est moderne, dynamique et n’est pas enfermée dans le passé. Certes, elle boit du thé, mais n’en fait pas une religion …
Les ressorts « français » de la romance sont aussi présents. La pudibonderie anglo-saxone n’a pas vraiment sa place dans un roman français écrit par une française. Ce qui ne retire rien au romantisme, à la séduction ou encore à l’attraction amoureuse. Je respecte, cependant, une règle assez simple du Cosy Mystery : pas de scène de sexe.
Ecrire du cosy mystery est surtout un moyen de passer de bons moments – pleins de mystères – avec mes personnages … mais pas que.

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