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Dans un cosy mystery, tout est visible.
Les personnages parlent, les indices sont là, les scènes s’enchaînent… et pourtant, l’essentiel passe souvent inaperçu.
Non pas parce qu’il est caché. Mais parce qu’il est trop bien intégré.
Lorsque j’écris, je ne cherche pas à dissimuler un indice derrière un rideau. Au contraire, je le pose là, au milieu du décor. Je le rends banal. Presque insignifiant.
Un mot, une habitude, une incohérence légère… quelque chose qui ne dérange pas assez pour alerter.
Et c’est précisément là que tout se joue.
Dans Bâti et déconfiture, comme dans les romans qui suivront, ce ne sont pas les grandes révélations qui comptent. Ce sont les petits décalages. Ceux que l’on remarque… puis que l’on oublie.
Lucie, elle, ne les oublie pas.
Elle observe. Elle assemble. Elle doute. Là où d’autres avancent vite, elle s’attarde. Là où tout semble logique, elle sent que quelque chose résiste.
Ce n’est pas une enquêtrice au sens classique. Elle ne poursuit pas. Elle ne traque pas. Elle regarde. Et parfois, cela suffit.
Alors non, il n’y a pas toujours besoin d’un indice spectaculaire pour comprendre une intrigue. Parfois, il suffit d’un détail… placé au bon endroit.
Et si ce détail vous a échappé à la première lecture, rassurez-vous : c’est normal. C’est même prévu.
La vraie question est ailleurs.
L’avez-vous remarqué… sans encore savoir pourquoi il comptait ?

Je ne suis pas douée en couture mais j’aime beaucoup me coudre mes vêtements et établir des projets de couture. Par conséquent, je fréquente, avec une certaine assiduité, des magasins spécialisés.
Je ne voulais pas de cupcake, de thé ou encore de lieux figés dans le temps … Je souhaitais un lieu moderne où toutes les générations pouvaient se rencontrer. Une mercerie est devenue une évidence pour installer le lieu central de mes intrigues et de cette série de Cosy Mystery à la française : Meurtres Cousus Main.
L’idée est simple : Nancy fut le chef-lieu du Duché de Lorraine, avec comme personnalités importantes des ducs … et donc des duchesses. Ce choix de nom est un clin d’oeil à cette ville de province où j’ai vécu durant de nombreuses années (et avec plaisir). Surtout, il n’existe aucune Mercerie des Duchesses à Nancy et ailleurs. Ce qui a un avantage indéniable !
La « Mercerie des Duchesses » est située à Nancy, comme vous l’avez compris. Elle est une affaire familiale, fondée en 1905 par une ailleule de Lucie Frauenberg et que sa mère Yvonne a repris en son temps. De la mercerie initiale, il ne reste rien. Elle fut déménagé, une dernière fois, début des années 1980 par Yvonne dans une ancienne usine construite au 19ème siècle. Yvonne Frauenberg prenant une retraite méritée céda l’établissement à sa fille, Lucie, notre héroïne.
Dans « BATI ET DECONFITURE », vous rencontrez Lucie qui vient à peine de redresser l’affaire cédée par sa mère et sa responsable de magasin, Jeanne Delorme aux idées marketing … quelque peu effrayantes !
Pour en savoir plus sur la Mercerie des Duchesses : deux articles à paraître spécialement réservés aux abonnés !



Le Cosy Mystery, sous genre du roman policier, a gagné ses lettres de noblesses avec Agatha Christie, reine du crime incontestée, grâce à ses intrigues bien ficelées. J’ai choisi ce genre pour de nombreuses raisons, mais avant toute chose : de quoi parlons-nous ?
Ce qui distingue les romans de Cosy Mystery des autres romans du genre policier est :
« Meurtres Cousus main » est complètement dans la lignée du cosy mystery, par son ambiance sympathique : une ville de province (qui existe), une mercerie agréable, un duo d’enquêteurs, des personnages secondaires récurrents … Tout semble possible lorsque l’on commence une telle série.
J’ai souhaité respecter une des règles de Agatha Christie : le fair play avec les lectrices et les lecteurs. Je ne sors pas de coupables du chapeau ou d’indices de dernière minute pour complexifier inutilement une intrigue…. ou parce que je ne sais pas atterrir sur mes deux pieds … Cela m’oblige à monter des intrigues solides et cohérentes. Le jeu est d’abord pour moi avant d’être celui des lectrices et des lecteurs !
J’ai choisi d’installer la Mercerie des Duchesses à notre époque. Lucie est moderne, dynamique et n’est pas enfermée dans le passé. Certes, elle boit du thé, mais n’en fait pas une religion …
Les ressorts « français » de la romance sont aussi présents. La pudibonderie anglo-saxone n’a pas vraiment sa place dans un roman français écrit par une française. Ce qui ne retire rien au romantisme, à la séduction ou encore à l’attraction amoureuse. Je respecte, cependant, une règle assez simple du Cosy Mystery : pas de scène de sexe.
Ecrire du cosy mystery est surtout un moyen de passer de bons moments – pleins de mystères – avec mes personnages … mais pas que.

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