Catégorie : Inspirations

  • Le manoir Gautrin

    Le manoir Gautrin

    Pour Cotillons et taffetas, Lucie quitte Nancy le temps d’une semaine… et d’une enquête. Elle est invitée par ses amis, Frédéric et sa sœur Claudine, à passer les fêtes de fin d’année dans leur nouveau manoir.

    Le manoir est un grand classique du huis clos. Il contribue à créer l’ambiance, mais possède aussi, à mon avis, un avantage très pratique : il faut bien réussir à loger un certain nombre de personnages. Certes, j’aurais pu choisir un hôtel, voire même un camping… C’est très bien, le camping. Or, curieusement, je tiens à un minimum de confort, y compris pour mes personnages.

    Le manoir Gautrin n’existe pas. La Nièvre regorge néanmoins de domaines magnifiques qui ont nourri mon imagination. Afin de permettre aux lecteurs de mieux se repérer dans les lieux au fil de l’enquête, je leur propose le plan du domaine.

    Le manoir lui-même présente une architecture classique de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle.

    Vous trouverez dans cet article les bâtiments qui ont nourri mon inspiration : le château de Montmirail et l’hôtel de ville de Sainte-Menehould.

    Pour répondre à celles et ceux qui me connaissent déjà : j’ai, bien entendu, dessiné les plans des étages… et même un peu plus que cela. Lorsque l’on écrit un huis clos, il faut parfois savoir précisément où se trouve chaque porte, chaque escalier et chaque fenêtre afin de figer les scènes dans l’espace.

    Château de Montmirail (51)

    Hôtel de Ville de Sainte-Menehould (51)

    Cotillons et taffetas sera disponible sur toutes les plateformes à compter du 20 juin 2026. Il est publié en avant première sur Kobo et Fnac.

  • Nancy : la ville idéale d’un cosy mystery

    Nancy : la ville idéale d’un cosy mystery

    Lorsque j’ai commencé à écrire « Bâti et Déconfiture », j’ai été contrainte, par la force des choses, de trouver une ville pour y implanter la « Mercerie des Duchesses » et, par là même, quelques meurtres.

    Dans un premier temps, l’idée m’a effleurée d’inventer une petite ville de province, lieu propice à toutes les intrigues. Sur le moment, cela m’a semblé facile : les petites villes de province sont configurées, plus ou moins, de la même façon. Or, avec mon souci du détail, j’en serais encore à en faire un plan topographique que tous les militaires de ce pays m’envieraient (et là, du coup, ça refroidit), en calculant la pente d’une rue au cas où il me viendrait l’idée d’écrire une scène avec un ballon roulant sur la chaussée. Vous voyez le genre ? Non ? Croyez moi sur parole, c’est mieux ainsi.

    Puis j’ai pensé à Paris. C’est pratique, Paris : tout le monde connaît Paris sans vraiment la connaître. Il me suffisait de placer la Mercerie dans un quartier et le tour était joué. Mieux encore : en inventer un. Rebelote : je me remettais à jouer à « SimCity », ce vieux jeu vidéo qui existe sûrement encore, même si je n’y connais rien, avec le risque de planquer un hangar à bateaux entre une mairie et une villa.

    Il me fallait une ville assez grande pour donner le sentiment d’anonymat de Paris. Trop petite, franchement : vingt crimes dans un village de deux mille âmes, c’est moyen pour la sûreté nationale. Mais aussi assez petite pour permettre aux personnages d’entretenir de véritables relations, faites de respect et d’amitié… entre deux taches de sang sur le tapis.

    Il me fallait aussi une ville que je connaissais bien. Une ville dont je comprenais l’ambiance. Des villes, j’en connais : Belfort et son vieux quartier, Épinal et ses quais, Saint Dié et sa cathédrale rose, Colmar, Mulhouse, Reims… Mais surtout, j’ai longtemps hésité entre Metz et Nancy.

    Metz apparaît dans « Bâti et Déconfiture ». J’aurai l’occasion de vous en parler. Cependant, j’ai finalement opté pour Nancy.

    Nancy est une ville aux mille trésors que les touristes – et même les Nancéiens – ne connaissent pas toujours. Historiquement, Nancy fut appelée le « petit Paris ». Dans le monde de l’art, c’est l’École de Nancy, que j’aime appeler – un peu provocatrice – « rococo ». C’est aussi la place Stanislas, une vieille ville, une rue surnommée la « rue gourmande »…

    Nancy, c’est également le Haut du Lièvre avec cet immense bâtiment d’un kilomètre de long, au doux nom poétique : le Cèdre Bleu, ou encore la tour Thiers plantée au milieu du quartier de la gare et dont on ne sait jamais vraiment quoi penser.

    Je m’arrête là pour la liste. Je vais finir par énerver les Nancéiens.

    Vous avez compris : pour créer une ville parfaite de cosy mystery, il ne me fallait pas une ville « carte postale ». Il me fallait une ville faite d’erreurs et de beauté.

    Une ville où vous et moi pourrions vivre… et que nous pourrions retrouver sur une carte.

  • Les origines de la Mercerie des Duchesses (en photo)

    Les origines de la Mercerie des Duchesses (en photo)

    En décidant de situer la série – tout du moins l’activité professionnelle de Lucie Frauenberg dans une mercerie – j’avais le besoin d’un vrai bâtiment. Je veux dire, par là, d’un bâtiment remarquable tout en étant crédible (historiquement).

    Dans l’Est de la France, il existe quelques façades qui m’ont été une source d’inspiration. Par exemple, la première photo est celle de la poste de Montmirail, en dessous une façade dans une rue de Liverdun.


    J’ai griffoné une façade que vous allez avoir le plaisir de découvrir. Admirez mon sens des proportions et la qualité de mes coups de crayons !
    Je l’ai faite transformée par IA …. Du moins, je me suis battue avec elle pour rendre crédible un bâtiment, construit au 19ème siècle qui fut une usine.

    L’IA a pris quelques libéralités avec la première intention : en ajoutant la porte vers l’appartement de Lucie (à l’étage). Elle a de même réduit une des deux larges vitrines. Quant à mes charmants toits en pentes diverses, je vous laisse juge !

    Pour celles et ceux qui sont anti-IA … qu’ils se rassurent : elle ne me sert qu’à illustrer mes romans. L’ambiance, le style et même les couleurs sont de « moi ». Je les décide.

    Une IA a, d’ailleurs, quelques limites … que vous allez comprendre lorsque vous découvrirez dans un prochain article : le plan de l’appartement de Lucie … Toute une histoire !

    Au début, mes griffonages ne devaient servir qu’à moi. Je veux dire, par là, qu’ils devaient me permettre de décrire, dans mes romans, ici la façade de la mercerie, là la porte de la mercerie, les briques de la mercerie …. et j’en passe. La mercerie a autant d’importance, à mes yeux, qu’un personnage.

    Puis, ce dessin en main, elle devait être la couverture de Bâti et découfiture … et comme vous l’avez, toutes et tous, constaté, c’est ma 4ème de couverture.

    Lire aussi « La Mercerie des Duchesses »

  • La Mercerie des Duchesses

    La Mercerie des Duchesses

    Une mercerie : un lieu idéal pour une série de Cosy Mystery.

    Je ne suis pas douée en couture mais j’aime beaucoup me coudre mes vêtements et établir des projets de couture. Par conséquent, je fréquente, avec une certaine assiduité, des magasins spécialisés.
    Je ne voulais pas de cupcake, de thé ou encore de lieux figés dans le temps … Je souhaitais un lieu moderne où toutes les générations pouvaient se rencontrer. Une mercerie est devenue une évidence pour installer le lieu central de mes intrigues et de cette série de Cosy Mystery à la française : Meurtres Cousus Main.

    Pourquoi ce nom ?

    L’idée est simple : Nancy fut le chef-lieu du Duché de Lorraine, avec comme personnalités importantes des ducs … et donc des duchesses. Ce choix de nom est un clin d’oeil à cette ville de province où j’ai vécu durant de nombreuses années (et avec plaisir). Surtout, il n’existe aucune Mercerie des Duchesses à Nancy et ailleurs. Ce qui a un avantage indéniable !

    L’histoire de la Mercerie des Duchesses.

    La « Mercerie des Duchesses » est située à Nancy, comme vous l’avez compris. Elle est une affaire familiale, fondée en 1905 par une ailleule de Lucie Frauenberg et que sa mère Yvonne a repris en son temps. De la mercerie initiale, il ne reste rien. Elle fut déménagé, une dernière fois, début des années 1980 par Yvonne dans une ancienne usine construite au 19ème siècle. Yvonne Frauenberg prenant une retraite méritée céda l’établissement à sa fille, Lucie, notre héroïne.

    Dans « BATI ET DECONFITURE », vous rencontrez Lucie qui vient à peine de redresser l’affaire cédée par sa mère et sa responsable de magasin, Jeanne Delorme aux idées marketing … quelque peu effrayantes !

    Pour en savoir plus sur la Mercerie des Duchesses : deux articles à paraître spécialement réservés aux abonnés !

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